Elle nous a quittés quarante-huit heures plus tard.
Un héritage qui paraissait insignifiant
Le jour de la lecture du testament, Léa est arrivée, vêtue de noir, avec une assurance presque déconcertante. Elle a hérité de tout : l’appartement, les comptes, les bijoux de famille, chaque meuble. Puis, le notaire s’est tourné vers moi.
Il ne m’a tendu qu’une seule chose :
n vieux pot de fleurs en terre cuite.
Pas un centime. Aucun objet précieux. Juste cette plante qui avait toujours été là, silencieuse, dans un coin du salon. Étrangement, je n’ai pas ressenti d’amertume. Je l’avais arrosée, soignée, et même bavardé avec elle pendant des années lors de mes moments de solitude. Elle était comme une présence familière.
Léa, de son côté, n’a pas pu retenir un ricanement.
— Elle t’a bien eue. Des années à la servir gratuitement, et voilà ta récompense. J’espère que tu retiendras la leçon.
Je suis partie sans répondre.
Le coup de fil qui a tout bouleversé
Dès le lendemain matin, mon téléphone n’a pas arrêté de vibrer. C’était Léa. Affolée. En larmes.
— Il faut que tu viennes. Tout de suite.
Quand je suis arrivée chez elle, elle m’a expliqué s’être souvenue d’une phrase de sa mère : « Mes biens les plus précieux sont en sécurité, loin des yeux. » Léa avait tout retourné dans l’appartement, sans rien trouver.
C’est alors que son regard s’est posé sur le pot
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